mercredi 25 mai 2011

Mon grand tu veux bien me lâcher les baskets?

Il m’a été dit l'été dernier que les groupes à tendance spirituelle attiraient fréquemment les personnes perverses ou manipulatrices (de par son métier, la source savait ce dont elle parlait) et que ces personnes avaient le don de s’en prendre aux gens gentils. Il s’ensuivit une discussion très éclairante. Je ne prétends pas avoir tout compris ou alors il m’a été difficile d’accepter d’être la proie idéale et systématique de ces personnes-là. Merci Madame de me rappeler d’être plus attentif . 


Madame,  comment peut-on prétendre pouvoir se protéger en étant gentil, alors que le seul fait de l’être vous met à la merci du pervers ? Voilà un koan qui ne figure dans aucun ouvrage que je pourrai acquérir chez amazon pour pouvoir faire l’érudit. Ici il n’est question ni de chien, ni de bol de riz. Quoique ? Si j’ai bien compris le pervers est un chien, qui fait tout ce qu’il peut - et il semblerait qu’il peut beaucoup - pour s’approprier votre bol de riz ; bien qu’il soit nature-bouddha, ce chien n’est pas moins un tantinet pervers dans cette vie-ci. Avoir la nature-bouddha est son crédo, sa bataille, il ne peut accepter que vous soyez aussi nature-bouddha. Alors il veut posséder ce que vous êtes.Parce que ce que vous êtes n'est qu'une idée dont il pense avoir le droit de disposer.

Faites très attention.Si vous lui contez une anecdote, il s'empressera de le publier  en boucle sur son blog afin de vous discréditer.  Il dira à qui veut l'entendre  - et  il sait se faire entendre -  que vous êtes le gros méchant, le petit machiavélique qui ne veut pas lui céder la place. Il appelle cela le détachement. Ce truc que vous n'avez sûrement pas, car c'est lui qui l'a.

Tenez, c’est le premier qui se plaindra des dissensions au sein de la communauté zen en Occident. A son grand regret, il ne comprend pas pourquoi il y en a  dans les sangha Zen, il ne peut pas le comprendre, il participe lui-même à alimenter ces dissensions.  Il vous fera un cours sur le non-dogmatisme, le droit à l’expression, le non-endoctrinement et le non- fanatisme.  

Il se veut vrai et authentique , mais sans pour autant être éthique. Comme ses rapports avec autrui ne sont que des opérations de séduction, du pancake, il se sent nu par le seul fait que vous existez dans la même ville que lui ou que vous y êtiez bien avant lui et  surtout que vous sachiez qu'il n'est pas ce qu'il prétend. Alors il s'en prend à vous cycliquement dans ses médiocres  productions  littéraires. Vous avez  envie de lui dire : Patience,  il te donnera le papier  certificat de maître, que tu convoites tant et ainsi tu pourras te l'accrocher dans le dos ou  sur tous les murs et l'exhiber dans tes pérégrinations.  

Il semblerait, si j’ai bien compris Madame, que face au pervers ou au manipulateur, on ne puisse pas grand-chose car  toute cette énergie qu’il déploie dépasse notre entendement. 
Si j’ai bien compris Madame, bien que l’on puisse avoir un big mind et un big heart, croiser un pervers dans la Voie fait autant de mal que si vous l’aviez croisé ailleurs. 
Si j’ai bien compris Madame, ces personnes "il faut les laisser se pisser dessus dans leur caisse comme dirait ma concierge. En bon français, mon grand  tu veux bien me lâcher  les baskets?


Pas de souci ceci n'est qu'une fiction.

(Texte contrôlé avec The plagiarism Checker University of Maryland et sur plagium )
Une faute d'orthographe, une erreur à signaler ? Une précision à apporter ? Ecrivez nous http://goo.gl/Ffv5

Pervers et narcissique faire la différence.



A voir Comment repérer une personnalité manipulatrice.






samedi 14 mai 2011

Esprit Zen , Esprit Wabi Sabi

Commençons par comprendre les deux termes Wabi et Sabi : 
  • Wabi : renvoie à une appréciation esthétique active de la vie en supprimant le poids significatif que nous donnons à nos préoccupations purement matérielles, selon Suzuki Daisetz.
  • Sabi : renvoie à une recherche de la beauté dans l’imperfection et l’acceptation des empreintes du temps. Sabi signifierait, toujours selon Suzuki, "la fleur du temps".
Succinctement, Wabi Sabi s’inscrit dans une recherche de l’authenticité avant tout. La référence étant le maître zen Sen no Rikyu (1522-1591) et sa cérémonie du thé. Si l’on parvient un tant soit peu à saisir l’âme japonais, il est possible de comprendre qu’il est inadéquat, dans leur esprit,  de faire fi de cette réalité qui fait de nous des êtres éphémères, que notre corps et le monde matériel sont enclins à retourner d'où ils viennent. Il serait plus simple d’accepter de ressentir la beauté des choses imparfaites, éphémères et modestes. Wabi Sabi, selon Suzuki, c’est une certaine  pauvreté  une appréciation esthétique active qui recherche à supprimer la priorité que nous donnons à nos préoccupations purement matérielles.
A ma question de savoir si l’esprit zen et wabi sabi se complètent, Kakudō san me disait : Wabi Sabi est aussi une manière d’apprécier l’instant qui n’est pas étranger au projet de vie d’un pratiquant du Zen. Mais ce qu’il faut savoir, ajoute-t-il : quand il est question de revenir et de demeurer dans la simplicité, dans l’intimité et dans la sobriété [faire seulement ce qui est nécessaire pour qu’il n’y ait que l’essentiel], il ne reste plus qu’à être pleinement soi-même, se faire singulier et devenir cet idiot qui ne cherche plus à s’empiffrer d’érudition et de gadgets qui éloignent de la réalité. Idiot, parce qu’il s’évertue à aller à l’essentiel et il évite toute proximité avec le faux-savoir qui se fait prendre pour le savoir, le besoin dont on n’a pas réellement besoin. Wabi Sabi, est totalement zen tant il pointe vers les profondeurs de notre essence [nature_bouddha], mais cela demande à chacun d’être créatif pour faire dans l’épuré et si on  veut être l’architecte de sa vie. Il me dit : - c’est d’actualité, n’est-ce pas ? Mais ce n’est pas porteur, car cela nécessite de la spontanéité et surtout de l’absence de prétention.

A lire :
Wabi Sabi for Artists, Designers, Poets and Philosophers de Leonard Koren 1994.
Wabi Sabi: the Japanese Art of impermanence de Andrew Juniper 2003.
Wabi Sabi Simple Create beauty, value imperfection, live deeply de Richard Powell 2004.